Championnat de France CLM : Inusable Longo !  (News) posté le vendredi 23 juin 2006 16:14

A 47 ans, Jeannie Longo n'est toujours pas rassasiée. Jeudi, en Vendée, à l'occasion des vingt-cinquième Championnats de France de sa carrière, la Grenobloise a remporté le contre la montre pour la cinquième fois. Au terme des 24 km de course, la mamie du peloton a devancé sa rivale et tenante du titre, Edwige Plitel de sept petites secondes, pour remporter une épreuve qu'elle n'avait plus gagnée depuis 2003. De bon augure pour la quadragénaire française, qui signe là son 50e titre national, toutes disciplines confondues.

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Tour de Suisse : Ullrich au rendez-vous !  (Pro-Tour 2006) posté le vendredi 23 juin 2006 16:10

Jan Ullrich n'a pas tremblé. En embuscade durant toute la semaine, le leader de la formation T-Mobile a surgi au dernier moment, lors du contre-la-montre dominical, pour ravir le maillot de leader à l'Espagnol Koldo Gil Perez. Tout le monde attendait l'Allemand au rendez-vous, et d'ordinaire, devant la pression, il craque et baisse pavillon. Cette fois, ça n'a pas été le cas. A deux semaines du départ du Tour de France, Jan Ullrich a prouvé sur les routes suisses qu'il était prêt pour le Tour. Son duel annoncé avec l'Italien Ivan Basso promet.

Après avoir traversé le pays de long en large, les 126 rescapés de la 70e édition de ce Tour de l'Helvétie s'étaient donnés rendez-vous dimanche pour un contre la montre individuel. Au cours des 1438 kilomètres précédant cette ultime chrono, trois hommes se tenaient en un mouchoir de poche. Koldo Gil Perez, Jorg Jaksche et Jan Ullrich étaient dans la même minute et il leur restait un peu plus de 30 kilomètres pour se départager. Le suspense promettait donc d'être entier. Il ne l'a pas forcément été, tant Jan Ullrich a assommé la concurrence.

Le parcours proposé n'était pas des plus simples puisqu'une courte côte, culminant à 690 m et placée à mi-parcours, promettait de couper les jambes à certains. Parti très tôt puisque très loin au général (94e), le Suisse Fabian Cancellara signa d'emblée le meilleur temps de référence (40'11''). Un résultat loin d'être surprenant, tant on sait que le vainqueur de Paris-Roubaix cette année, apprécie le chrono. Mais celui qui avait remporté le prologue du Tour de France à Liège en 2004 a toutefois fini très loin du podium dimanche (11e à 1'26''). La faute à ce parcours vallonné qui a souri aux grimpeurs puisque l'Italien Stefano Garzelli finit à une honorable 12e place (en 40'22''), l'Espagnol Angle Vicioso terminant lui sur le podium (3e à 31'').

Les dernières pentes helvétiques ne faisaient pas peur à Jan Ullrich. Et lorsque la pluie s'invita dans les débats, l'Allemand passa entre les gouttes sans sourciller. Le chrono de Pornic sur le Tour 2003, disputé lui aussi sous la pluie, et au cours duquel l'Allemand s'était retrouvé au tapis, semblait cette fois bien loin. Les trombes d'eau et le vent violent ne freinaient pas les ardeurs de l'Allemand, déjà leader au premier pointage intermédiaire, après 14 km de course. En revanche, le mauvais temps perturbait totalement l'Autrichien Jorg Jaksche, déjà peu à l'aise contre le chrono, et qui craquait complètement, pointant déjà à une minute d'Ullrich après 15 kilomètres de course.

C'est finalement celui qu'on attendait le moins qui offrait la plus belle résistance. Koldo Gil Perez, leader du général, était encore le vainqueur virtuel du Tour de Suisse aux deux tiers du parcours. Sur ses 50 secondes d'avance, il lui en restait encore 16. Mais son gain allait rapidement être réduit à néant, Jan Ullrich finissant très fort, sans se poser de questions. Le coureur de Saunier Duval semblait redouter la chute et levait considérablement le pied, terminant neuvième de l'étape à plus d'une minute de l'Allemand.

Impérial, Ullrich remporte donc ce contre-la-montre et par la même occasion le Tour de Suisse, son objectif avoué depuis le départ. Avec sa 10e place du jour, Jaksche rétrograde en troisième position sur le podium, ce qui est toutefois sa meilleure place dans un classement général d'une épreuve Pro-Tour depuis la mise en place du système. Koldo Gil est le dauphin d'Ullrich et il peut, malgré cette passation de pouvoir forcée, être satisfait de sa semaine.

Vainqueur du Tour de Suisse en 2004, Jan Ullrich inscrit à nouveau son nom au palmarès d'une épreuve qu'il affectionne tout particulièrement. Un doublé qui en appelle peut-être un autre, plus grand encore. Celui à réaliser sur les routes hexagonales en juillet prochain, là où l'Allemand s'était déjà imposé en 1997.

Le classement général final :

1 ALL J.ULLRICH (TMO) 38h21'36"
2 ESP K.GIL (SDV) à 24"
3 ALL J.JAKSCHE (LSW) à 1'03"
4 ESP A.VICIOSO (LSW) à 1'44"
5 SLO J.BRAJKOVIC (DSC) à 2'33"
6 LUX F.SCHLECK (CSC) à 2'56"
7 ALL L.GERDEMANN (TMO) à 3'31"
8 ITA G.CARUSO (LSW) à 4'20"
9 RUS V.KARPETS (CEI) à 4'27"
10 AUS C.EVANS (DVL) à 5'01"
11 RUS A.BOTCHAROV (C.A) à 5'14"
12 LUX K.KIRCHEN (TMO) à 5'18"
13 USA C.VANDEVELDE (CSC) à 5'28"
14 ESP J.GOMEZ MARCHANTE (SDV) à 6'31"
15 HOL M.BOOGERD (RAB) à 7'10"
16 AUT G.TOTSCHNIG (GST) à 7'48"
17 ESP D.CANADA GARCIA (SDV) à 8'23"
18 FRA S.CALZATI (A2R) à 8'31"
19 ESP D.HERRERO (EUS) à 8'42"
20 ESP M.BELTRAN (DSC) à 9'56"

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Dauphiné libéré : Leipheimer donne rendez-vous !  (Pro-Tour 2006) posté le jeudi 15 juin 2006 09:57

Troisième l'an passé derrière le surprenant Inigo Landaluze, Levi Leipheimer n'a pas manqué l'occasion qui lui était offerte cette saison de remporter le Critérium du Dauphiné Libéré, souvent qualifié de répétition générale à quelques semaines du départ de la Grande Boucle. Cette année encore, le plateau de l'épreuve labellisée Pro Tour avait fière allure. Vinokourov, Valverde, Mancebo, Leipheimer, Mayo, Landis, Moreau, Menchov, pour ne citer qu'eux, s'étaient donné rendez-vous un petit mois avant de se retrouver à Strasbourg pour le départ du 94e Tour de France. Le Californien, qui fêtera ses 33 ans l'automne prochain, aura donc remporté le dernier galop d'essai avant la grande bataille de juillet.

Coureur sans grand charisme, Leipheimer, lauréat de la Route du Sud en 2002 et du Tour d'Allemagne l'an dernier, avait porté le maillot or de leader voilà douze mois sur les routes du Dauphiné avant de devoir laisser filer sa tunique sur les épaules de l'Espagnol Landaluze. Sans remporter la moindre étape au cours de la semaine écoulée, le panache n'étant pas la marque de fabrique du Californien, le coureur de la Gerolsteiner a mis à profit sa polyvalence pour signer sans doute la plus belle victoire de sa carrière.

Très bon rouleur, il avait pris la troisième place mercredi du contre-la-montre de Bourg-de-Péage à 1'17" de son compatriote David Zabriskie, Leipheimer a ensuite fait preuve d'une régularité d'horloger dans les monts alpestres. Troisième au Ventoux, huitième à Briançon, et quatrième samedi à La Toussuire, l'Américain, sans jamais donner l'impression de dominer son sujet, a fait ce qu'il fallait pour s'adjuger le classement général. Titillé quelque peu par Denis Menchov, avant que le Russe ne perde pied samedi après avoir chuté dans le col du Mollard, le sixième du Tour 2005 n'a en fait pas été trop bousculé sur les routes du Dauphiné. Des outsiders annoncés, certains tels Mancebo (5e) ou Valverde (7e) n'ont pas vraiment convaincu quand d'autres comme Vinokourov (58e) ou Landis (49e) n'ont été que l'ombre d'eux-mêmes.

Quels sont les autres enseignements à tirer de cette 58e édition du Dauphiné Libéré? Tout d'abord, le bon comportement des Français. Deuxième du classement général, Christophe Moreau est apparu très en jambes, notamment en haute montagne. Ludovic Turpin a signé une superbe victoire à Briançon, malheureusement le coureur d'AG2R s'est fracturé le col du fémur samedi en chutant dans le col du Mollard. Enfin, le comportement d'ensemble des Tricolores est très encourageant avec notamment Chavanel (12e), Di Grégorio (19e), Rous (20e), Le Mével (22e) et Fedrigo (24e).

De son côté, l'Autrichien Bernhard Kohl aura été la grande révélation de la course. A 24 ans, le coureur de la T-Mobile, passé professionnel en 2003, a tenu tête aux meilleurs grimpeurs que ce soit au Ventoux comme dans le Galibier ou la Croix de Fer. Troisième de l'épreuve, le natif de Wenen pourrait bien avoir gagné sa place pour la Grande Boucle. Enfin, le retour au premier plan d'Ivan Mayo, vainqueur de l'épreuve en 2004, n'est pas passé inaperçu. Certes le Basque ne termine que quinzième à onze minutes de Leipheimer, mais il a montré, notamment samedi, en remportant l'étape reine à La Toussuire qu'il avait retrouvé le coup de pédale en montagne qu'il avait égaré depuis deux ans. L'Espagnol a bien choisi son moment.

Le classement général final :

1 USA L.LEIPHEIMER (GST) 28h07'06"
2 FRA C.MOREAU (A2R) à 1'48"
3 AUT B.KOHL (TMO) à 2'51"
4 POR J.AZEVEDO (DSC) à 3'00"
5 ESP F.MANCEBO (A2R) à 3'29"
6 RUS D.MENCHOV (RAB) à 4'14"
7 ESP A.VALVERDE (CEI) à 4'21"
8 ITA L.PIEPOLI (SDV) à 5'13"
9 ITA P.CAUCCHIOLI (C.A) à 5'45"
10 USA G.HINCAPIE (DSC) à 6'48"
11 ESP O.SEVILLA (TMO) à 6'57"
12 FRA S.CHAVANEL (COF) à 7'31"
13 KAZ M.IGLINSKIY (MRM) à 9'10"
14 ESP O.PEREIRO SIO (CEI) à 9'44"
15 ESP I.MAYO (EUS) à 11'00"
16 ITA M.MARZANO (LAM) à 12'12"
17 CAN R.HESJEDAL (PHO) à 14'45"
18 ESP D.ARROYO (CEI) à 15'00"
19 FRA R.DI GREGORIO (FDJ) à 15'20"
20 FRA D.ROUS (BTL) à 16'06"
31 FRA T.VOECKLER (BTL) à 31'40"
40 UKR Y.POPOVYCH (DSC) à 42'37"
49 KAZ A.VINOKOUROV (LSW) à 51'08"

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LA GAZETTE SPORTIVE  posté le dimanche 28 mai 2006 21:16

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Basso, un Giro pour commencer...  (Giro 2006) posté le dimanche 28 mai 2006 21:11

Ivan Basso a remporté ce dimanche le Tour d'Italie. Le coureur de CSC, qui avait fait du Giro un premier objectif avant de viser le Tour de France en juillet prochain, a largement dominé l'épreuve, s'offrant au passage trois victoires d'étape à titre personnel. Impérial en montagne, très solide dans les chronos, le Varesan est apparu sans faille et a fait oublier sa terrible défaillance de 2005. Jose Enrique Gutierrez et Gilbert Simoni, nettement distancés, complètent le podium. La dernière étape à Milan a été enlevée par Robert Förtser.

Ivan Basso a tenu sa promesse. Le coureur varesan avait promis à sa mère, mourante, de remporter pour elle le Tour d'Italie. Après une tentative ratée en 2005, le leader de l'équipe CSC est allé au bout cette année. Deux jours après la naissance de son fils Santiago, à qui il a dédié sa victoire samedi à Aprica, Ivan Basso a bouclé la boucle. Surtout, cette victoire indiscutable, avec un écart record depuis quarante ans sur le deuxième, Jose Enrique Gutierrez, repoussé à 9'24, propulse le timide Basso dans la cour des très grands.

Cette fois, Ivan Basso a en effet définitivement changé de statut. De sympathique outsider au visage juvénile, le Varesan s'est mué en un champion dominateur ces trois dernières semaines. Parti prudemment en Belgique quand Paolo Savoldelli tentait de mettre la main sur la course, Ivan Basso a marqué des points à chaque moment clé. C'est d'abord son équipe, la CSC, qui le mettait en orbite lors de l'arrivée du peloton en Italie fêtée avec une victoire dans le contre-la-montre par équipe. Parfaitement entouré et soutenu par une formation puissante, Basso pouvait alors préparer à sa guise sa stratégie de prise de pouvoir. L'escalade de la Maeilletta allait constituer son premier coup de force. Vainqueur du premier rendez-vous en montagne, il s'emparait aussitôt du maillot rose, qu'il n'allait plus lâcher jusqu'à Milan.

La régularité récompensée

Trois jours plus tard, il enfonçait le clou dans le contre-la-montre individuel de 50 kilomètres à Pontedera. S'il laissait la victoire à Jan Ullrich, il distançait tous ses rivaux, confortait son maillot de leader et se mettait dans une situation idéale pour contrôler la course à l'approche de la troisième semaine, celle de tous les dangers. A La Thuile, là encore il se contentait de la deuxième place derrière Leonardo Piepoli mais il continuait à accentuer son avance. Le Giro était définitivement sien après sa victoire au Monte Bondone. Vainqueur en solitaire, il assommait alors tous ses adversaires qui prenaient conscience que l'affaire était pliée. Le coureur de la CSC était trop fort. Conscient lui aussi de sa supériorité, Basso était bien décidé à en profiter. Sans toutefois jouer les cannibales puisque dans l'étape amputée du Plan de Corones, il laissait Piepoli un deuxième succès d'étape alors que sa facilité flagrante lui aurait sans doute permis de passer la ligne en tête. Ce plaisir-là, il allait finalement se l'offrir samedi à Aprica, au grand dam de Gilberto Simoni.

Troisième finalement de ce 89e Giro, ce qui constitue son septième podium sur la course rose qu'il a inscrit deux fois à son palmarès, le Trentinois, qui n'a pas réussi à remporter la moindre étape cette année, garde en travers de la gorge la leçon reçue dans la montée finale vers Aprica quand il se faisait décrocher à la pédale. Incapable de suivre le maillot rose, Simoni, les mâchoires serrées, crachait sa bile à l'arrivée, insinuant à la fois que Basso l'avait trompé et que sa domination n'était pas naturelle. Une opinion pour le moins malvenue de la part d'un coureur qui a fait l'objet par le passé d'un contrôle positif à la cocaïne...

Forcément blessé par ce déferlement de haine, qui plus est dans le contexte actuel où la suspicion générale a été relancée par l'affaire qui secoue l'Espagne, Ivan Basso a préféré ne pas polémiquer pour mieux savourer son triomphe. Un triomphe qui arrive à point nommé, comme le couronnement d'une progression constatée sur le Tour de France en 2004 (3e) et en 2005 (2e). Champion du monde espoirs en 1998, Ivan Basso qui est un coureur complet à l'origine, s'est amélioré dans tous les domaines pour devenir un coureur de Grand Tour au point de revendiquer désormais la possibilité de jouer le doublé Giro-Tour, ce qui n'a plus été réussi depuis un certain Marco Pantani en 1998. A 28 ans, l'âge de Lance Armstrong quand il a remporté son premier Tour de France en 1999, mais aussi l’âge de Miguel Indurain lors de son premier sacre, il me faut vous le rappeler. Ivan Basso a sans doute inauguré sur les routes du Giro le premier grand acte d'un palmarès majuscule...

Le classement général final :

1 ITA I.BASSO (CSC) 91h33'36"
2 ESP J.GUTIERREZ (PHO) à 9'18"
3 ITA G.SIMONI (SDV) à 11'59"
4 ITA D.CUNEGO (LAM) à 18'16"
5 ITA P.SAVOLDELLI (DSC) à 19'22"
6 FRA S.CASAR (FDJ) à 23'53"
7 ESP J.GARATE CEPA (QSI) à 24'26"
8 ITA F.PELLIZOTTI (LIQ) à 25'57"
9 COL V.PENA (PHO) à 26'27"
10 ESP F.VILA (LAM) à 27'34"
11 ITA L.PIEPOLI (SDV) à 28'00"
12 ITA G.CARUSO (LSW) à 28'17"
13 ESP J.RUBIERA (DSC) à 28'30"
14 FRA P.HALGAND (C.A) à 35'15"
15 ITA P.TIRALONGO (LAM) à 40'16"
16 COL I.PARRA (COF) à 46'26"
17 BEL W.VAN HUFFEL (DVL) à 48'25"
18 ESP U.OSA (LSW) à 48'52"
19 POL S.SZMYD (LAM) à 49'47"
20 ITA L.MAZZANTI (PAN) à 50'43"

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